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domingo, 13 de septiembre de 2009

La Parure, de Guy de Maupassant

C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérances, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique.
[…]
Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers. Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s'asseyait auprès de la fenêtre, et elle songeait à cette soirée d'autrefois, à ce bal où elle avait été si belle et si fêtée.

miércoles, 9 de septiembre de 2009

MAUPASSANT (1850-1893)


"Plus encore que par ses romans, Maupassant se détache de ses grands contemporains et amis, Flaubert et Zola, par ses brefs récits qu'il appelait modestement des "contes", et qui sont en fait des nouvelles, c'est à dire qu'elles appartiennent au genre littéraire le plus ambigu, le plus contraignant. La nouvelle tient en effet du roman, par le souci de la vérité, et du conte, par la recherche de l'acuité expressive, comme d'une plus grande rigueur dans l'écriture. Elle doit, en somme, unir ces deux vertus incomparables : l'intérêt dramatique du roman, la forme parfaite du poème. Rares sont les écrivains qui ont pu sortir vainqueurs d'un tel défi. Maupassant y affirme sa réussitte. Il est le plus grand auteur de nouvelles de notre littérature".
cf: Le Grand Livre Des Lettres.