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lunes, 5 de octubre de 2009

"Chercher l'auteur derrière le livre"





La prodigieuse écriture de Marguerite Yourcenar nous incite à la découverte de son histoire personnelle, peu connue.
Nous essayons de dévoiler en lisant son oeuvre, tout ce qu'elle a voulu soustraire à notre regard dans une apparente "mise à distance du moi".
L'écrivain et professeur de Littérature Francaise, Colette Gaudin, a developpé une intéressante réflexion sur l'oeuvre de Yourcenar dans un livre dont on peut lire de longs extraits sur books.google.fr .

Elle souligne : "(M.Y.) ne cesse d'illustrer l'inextricable échange entre l'oeuvre et la vie, entre le texte et ce qui peut paraître un hors-texte, en tissant de mille manières son autobiographie morcellée et indirecte dans les interstices de ses écrits les plus impersonnels."

Deux citations au sujet de la relation de l'intellectuelle face au temps, ont inspiré le titre du livre de Colette Gaudin :"Marguerite Yourcenar à la surface du temps", qui nous aide à mieux lire cette admirable femme à la fois contemporaine et distante de son temps.

martes, 15 de septiembre de 2009

Nouvelles Orientales


Ce n'est pas assez dire que l'art, aux yeux de Yourcenar, est une catégorie fondamentale de la réalité. C'est plutôt la réalité qui est une catégorie subalterne de l'art. C'est le sens, j'imagine, qu'il faut donner à la première de ses merveilleuses Nouvelles orientales. Le vieux peintre Wang-Fô, avant d'ètre exécuté, est contraint par l'empereur, qui se veut amateur d'art, à peindre un dernier tableau. Il y a la mer sur ce tableau, et tous les vents de la mer, et un grand navire qui se promene sur les flots. Et tout cela est si beau et si vrai, et tout cela sonne si juste qu'on dirait que la mer envahit la prison. Alors,Wang-Fô monte à bord du navire avec son disciple Ling et ils disparaissent à jamais, tous les deux, sur cette mer de jade inventée par Wang-Fô.

cf".Une autre histoire de la littérature française". Jean d'Ormesson