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viernes, 27 de noviembre de 2009

Sous presse, recueil de poésie de Carlos Alvarado-Larroucau

Thot, dieu égyptien de la parole et de l'écriture
*
Il est sous presse, le nouveau recueil de poésie du prof. Carlos Alvarado-Larroucau : Je suis aussi... Il sera bientôt publié à Paris, chez L'Harmattan, dans sa prestigieuse Collection Poètes des cinq continents
Dans la préface la romancière Dominique Barbéris nous dit que : "Les images les plus riches de cette poésie viennent du continent amérindien : des magnolias en fleur, des maïs verts, mais la nostalgie ni le regret ne sont les maîtres mots du recueil. Ce qui domine chez Carlos Alvarado est le souci de l’offrande, la quête de la lumière" [...]


"La collection Poètes des cinq Continents non seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace d'ouverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle est déjà riche d'environ 220 volumes, avec une quarantaine de titres par an."
Collection dirigée par:
Maguy Albet, Geneviève Clancy, Léopold Congo Mbemba et Emmanuelle Moysan.

lunes, 14 de septiembre de 2009

Le vouloir dire de Francis Ponge


" Comment dire les choses, comment les dire sans tomber dans les écueils des idées et des images recues ? . Ce défit est à la base de la réflexion de Francis Ponge.
Confronté au dilème de vouloir dire la chose par un langage qui lui est irréductible, il situe la création poétique dans l'espace entre les mots et les choses.
Elles, elles se tiennent en suspens dans la parole , comme le volet entre la position jour et celle fermée de la nuit.
Et dans l'intervalle, le volet vibre. Il suffit d'entendre son appel.
Quant aux mots, ils doivent repasser par la gorge comme pour la première fois.
Etre attentif au monde muet et "rendre gorge aux mots", tel est la recette pongienne de "l'objet".
La poésie prend ainsi son départ dans la langue, avant la parole, à partir de la chose à dire."
(...)

Article paru dans "La Matricule des Anges", mensuel de la littérature contemporaine, n°4, 1993.
Commentaire du livre "Le vouloir dire de Francis Ponge" de Henry Maldiney.

domingo, 13 de septiembre de 2009

Recrée poétique. Plat de Poissons Frits de Francis Ponge

Poissons et Poêle, Pablo Picasso
PLAT DE POISSONS FRITS
Goût, vue, ouïe, odorat... c'est instantané;
Lorsque le poisson de mer cuit à l'huile
s'entrouvre, un jour de soleil sur la nappe, et que les grandes épées qu'il comporte sont prêtes à joncher le sol, que la peau se détache comme la pellicule impressionnable parfois de la plaque exagérément révélée (mais tout ici est beaucoup plus savoureux), ou (com- ment pourrions-nous dire encore ?)... Non, c'est trop bon ! Ça fait comme une boulette élastique, un caramel de peau de pois- son bien grillée au fond de la poêle...
Goût, vue, ouïes, odaurades : cet instant safrané...
C'est alors, au moment qu'on s'apprête à déguster les filets encore vierges, oui ! Sète alors que la haute fenêtre s'ouvre, que la voilure claque et que le pont du petit navire penche ver- tigineusement sur les flots,
Tandis qu'un petit phare de vin doré - qui se tient bien vertical sur la nappe - luit à notre portée.

miércoles, 12 de agosto de 2009

Toute la plaine fut un abîme fumant,
Et mon tambour battait la charge éperdument.
Aux canons se mêlait une fanfare altière,
Et les bombes pleuvaient sur notre cimetière
Comme si l'on cherchait à tuer les tombeaux;
***
Victor Hugo, "Le Cimetière d'Eylau"